Pourquoi participer aux conférences internationales ?

Les politiques nationales sont de plus en plus coordonnées au niveau international. Cette coordination est souvent nécessaire, notamment lorsque les problèmes requièrent une réponse globale : changements climatiques, interdiction des mines antipersonnel, santé, lutte contre la désertification, prévention des conflits, droits de l’Homme, lutte contre la pauvreté, etc. Ces politiques sont généralement élaborées dans le cadre de conférences internationales.

Pourquoi participer aux conférences internationales ?

1. Agir globalement :

De nombreux problèmes locaux nécessitent une réponse globale. Vous pouvez contribuer à l’élaboration de ces politiques, en sachant que même de petites avancées ont un impact mondial.

2. Acquérir une visibilité internationale :

Donner une visibilité internationale à des problèmes locaux permet de mobiliser davantage de ressources pour les résoudre,- et favorise leur prise en compte dans les politiques internationales.

3. Accéder à l’information et au savoir faire des autres :

Accéder à l’information, à l’expérience, au savoir faire et à l’expertise des autres organisations.

4. Partager vos informations et votre expérience :

Partager votre propre expertise et vos informations avec les autres organisations.

5. Avoir un impact sur la réalité locale :

Les politiques internationales ont un impact direct sur les politiques nationales et sur le terrain, y compris à travers des projets qui peuvent être soutenus sur le plan international.

6. Développer des contacts et des réseaux :

Les conférences sont une excellente opportunité de développer des liens avec les organisations internationales et les ONG qui travaillent dans votre domaine d’activité.

7. Coopérer et coordonner vos efforts :

Coopérer et unir vos forces avec d’autres organisations pour atteindre vos objectifs.

8. Trouver des partenaires :

Les conférences internationales permettent souvent d’identifier et de rencontrer des partenaires, notamment pour le financement de projets sur le terrain.

9. Renforcer votre position et négocier :

Acquérir une visibilité internationale et bénéficier d’un cadre où les représentants des ONG peuvent avoir des contacts directs et assez équilibrés avec leurs représentants gouvernementaux.

10. Contribuer à la transparence de l’élaboration des politiques internationales :

Suivre la politique de votre pays et contribuer à la transparence de l’élaboration des politiques internationales, conformément à l’Agenda 21 sur le développement durable.

 

Quelques exemples :

Peuples autochtones
Depuis plus de vingt ans, les représentants des peuples autochtones se sont battus pour que la communauté internationale s’occupe de leurs problèmes. Ils participent au Groupe de Travail de l’ONU sur les Populations autochtones à Genève. Cela leur a permis de :

  1. Développer de nombreux liens de coopération entre les organisations des différents pays.
  2. Mettre leurs problèmes sur la table et attirer l’attention de la communauté internationale.
  3. Pouvoir négocier avec leurs représentants gouvernementaux dans de meilleures conditions, ce qui a permis de résoudre certains conflits et a abouti à de nombreuses modifications des législations nationales (reconnaissance des langues autochtones, droit à l’éducation, etc.).
  4. Faire en sorte que la plupart des organisations internationales développent un programme spécifique pour les peuples autochtones (OIT, OMS, UIT, etc.)
  5. Obtenir de l’ONU qu’elle crée le Forum permanent des peuples autochtones, qui est composé pour moitié de délégués autochtones et qui est chargé de coordonner la politique de l’ONU pour les populations autochtones.
  6. Participer à la rédaction de la Déclaration des droits des Peuples autochtones qui a été adoptée par la Commission des droits de l’Homme.
  7. Mobiliser des ressources financières pour soutenir des projets de terrain.

Mines antipersonnel
Lorsque les ONG ont commencé à travailler sur l’idée d’une convention pour interdire les mines anti-personnel, la plupart des États y étaient opposés. Les ONG ont alors collaboré avec les quelques États se montrant plus ouverts et avec les médias. Petit à petit, les opinions publiques des pays ont commencé à soutenir l’idée qu’il fallait interdire ce type de mines. À force de conviction et de travail, un nombre suffisant d’États a finalement accepté d’élaborer et d’adopter une convention internationale interdisant les mines antipersonnel. Aujourd’hui, cette convention a été adoptée par la grande majorité des États et a fortement réduit le nombre de mines antipersonnel fabriquées ou utilisées dans le monde.

Convention des droits de l’enfant
La Convention des droits de l’enfant, comme plusieurs autres conventions, est née du travail des ONG qui se sont battues pendant plusieurs années pour son élaboration et son adoption par les États.

 

Si vous souhaitez suivre une conférence, nous vous invitons à lire les Règles d’Or.